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LAURÉATS & LAURÉATES 2026
Cinq noms à retenir !
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Pour faire le choix de ses projets, Mécènes du Sud Marseille Provencelance chaque année des appels à projets et s'entoure d'un comité artistique qualifié.
En 2026, il était composé d'Eva Barois de Caevel (commissaire au Centre Pompidou), Marie-Ann Yemsi (directrice du centre d'art Villa Arson), Lauriane Gricourt (directrice du Musée des Abattoirs/Frac Occitanie), Olivier Meessen (galeriste à Bruxelles), et Laure Prouvost (artiste).
Découvrez les artistes lauréat·es 2026 dont les projets seront dévoilés prochainement sur instagram et notre site internet.
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Lauréat·es de l'appel à projets de création
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Nadira HUSAIN
Global Bâtarde, buti et boteh de l’Inde à Marseille
[FR, 46 ans] Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et de l’Université de British Columbia (Canada) Vit et travaille à Berlin et Marseille
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Nadira Husain développe une pratique artistique située, ancrée dans la peinture et étendue à des formes spatiales et matérielles, notamment à travers le textile et la céramique. Nourri par son parcours multiculturel, son travail explore la post-migration, la circulation des formes et l’hybridité culturelle. Elle qualifie sa pratique de « bâtarde », un terme qu’elle emploie au féminin pour penser un espace d’hybridité et de langage transculturel, tout en questionnant les notions de légitimité et d’illégitimité des formes et des récits. Ses œuvres proposent une lecture plurielle et décentrée de l’histoire de l’art. Elle expose régulièrement et s’engage dans l’éducation artistique et des initiatives collectives et auto-organisées, notamment autour de pratiques antiracistes et intersectionnelles.
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Gil LEKH*
Lính thợ, entre deux delta
[FR, 37 ans] Diplômé de la Villa Arson, et des universités de Paris-La Sorbonne et Toulouse Vit et travaille à Marseille
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Gil Lekh* est artiste-chercheur. Il s'intéresse à la notion de postmémoire, en particulier chez les générations descendantes de personnes déplacées. Il explore ainsi l’héritage laissé par la colonisation et sa continuité dans nos gestes. En créant des espaces de réflexion et de partage, il entend changer notre rapport à la vulnérabilité pour la vivre comme une force de relation, de réparation et de transformation. Sa pratique est autant ancrée dans l’expérience vécue que dans la recherche et se déploie en de multiples formes plastiques — de l’écriture à l’installation — dans une perspective de recherche-création nourrie par des projets collectifs.
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Portrait touchée © Heinui Poura
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Maya MIHINDOU
Morphologie des cyclones
[FR, 41 ans] Autodidacte Vit et travaille à Marseille
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Ses premiers outils ont été la feuille, l’encre, le papier. Pendant plus d'une décennie, l'édition indépendante a représenté pour elle une véritable école. Elle y a pratiqué l'écriture, la photographie et le dessin, notamment sous la forme de reportages, en relai des mouvements égalitaires et internationalistes. Au cours de cette aventure collective, elle a affirmé son alphabet visuel, né d'une attention au monde vivant et de l’expérience répétée du deuil. À l'image d'une génération, elle est attentive aux récits hors champs, à traduire ce qui est absent. Née au Gabon, une terre convoitée pour ses ressources, elle s'intéresse aux continuités coloniales des économies extractives et monoculturelles, aux résistances, aux savoirs et héritages transocéaniques – mouvants, créateurs, offshore. Pour cela, elle se nourrit d’océanologie, de géologie, et explore les archives. Elle a fait de la peinture murale in situ et de la terre cuite une prolongation de son univers narratif.
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Lauréat·es des résidences d'artistes en entreprises
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© Camille Ramanana Rahary
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Marguerite MARÉCHAL En résidence chez Panorama Architecture
[FR, 27 ans] Diplômée de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence
Vit et travaille à Marseille
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Marguerite Maréchal pratique la sculpture dont elle exacerbe les tensions et souligne les liens de dépendances à travers des structures qui font référence au corps et à l’architecture.
Sa propre expérience du handicap met au centre de son travail des enjeux de vulnérabilité et de interdépendance. Ses installations, traductions de ses ressentis corporels, transfèrent le sentiment de vulnérabilité vers le spectateur et renversent le regard porté sur la fragilité. Cette expérience soulève la question des systèmes de redressement, que ce soit en tant que réponse médicale, que sur les plans politique et sociétal. Elle a notamment exposé au CRAC Occitanie en 2024 et a participé au 69ème Salon de Montrouge. Elle est artiste associée à Triangle Astérides en 2026 et en résidence au CIRVA jusqu’à fin 2027.
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Antonin HAKO
En résidence chez Pébéo
[FR, 37 ans] Autodidacte
Vit et travaille à Bobigny.
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Antonin Hako explore les possibilités d’une peinture élargie, envisagée comme une forme capable d’occuper l’espace, de se transformer et d’entrer en relation avec son environnement. Nourri par les formes, les usages et les techniques de l’espace public, du décor, du théâtre et du cinéma, il déplace gestes, outils et protocoles issus de ces univers vers le champ de l’art contemporain. À travers la peinture, l’installation et la performance, il développe une recherche autour du mouvement, de la couleur, de la matière et des conditions d’apparition de l’image. Son travail a notamment été présenté en France et en Corée, au Jeonnam Museum of Art, au Musée d’Art Contemporain de Lyon, au Frac Bretagne, au Frac Normandie et au MMCA de Séoul. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques et privées. Il est cofondateur du collectif Le Wonder, qu’il a rejoint en 2015.
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